Édito extrait du Magazine de la CMF n°580 de janvier 2017

PÉRORONS, PÉRORONS…

Pérorer sur nos écoles françaises et leur excellence, celle des cuivres par exemple, ne sauvera ni les écoles ni les cuivres… il ne s’agit pas bien entendu que des cuivres.

Pendant que l’on constate que l’école française en général recule dans le classement mondial, France Musique souligne à juste titre l’excellence de l’enseignement de la musique en Finlande (5 millions d’habitants) où l’enseignement musical est une cause nationale.

Chant, théorie musicale, et accompagnement à l’instrument font partie des compétences nécessaires pour enseigner en primaire.

Une dernière réforme de l’éducation dans ce pays prévoit d’augmenter le nombre d’heures dédiées aux disciplines artistiques considérées comme indispensables pour faire de ses enfants des adultes ouverts au monde.

Faire de la musique et notamment de la pratique collective relève d’un concept général de la société qui doit intégrer école et pratique si l’on ne veut pas avoir à rendre compte un jour de cette gabegie monumentale qui consiste à former des jeunes qui, après leurs études, dans leur immense majorité, ne font plus de musique…

Jean Jacques Brodbeck
Président de la CMF
© Guy Buchheit